Aladin est mort. 2014

23 Photographies et vue d'Exposition, Fondation Moulay Slimane, Oujda (extraits)


Ce titre univoque est un prétexte, un postulat ; il n’est là que pour faire résonner par la mort un sentiment d’impossibilité, dont le seul dépassement possible, la seule libération, en serait le voyage de ce tapis. Michel Foucault affirme que le tapis était à l’origine des reproductions de jardin. Le jardin c’est l’espace dans lequel on aménage la nature, c’est à la fois une parcelle et une totalité symbolique.  Ainsi je prétexterais que le tapis quitte son espace domestique à la recherche vaine de son origine, de son motif, de son paysage. J’aurais l’illusion que je trimballe un jardin et qu’il est en deuil.

Soit, mais en réalité il y a manifestation souriante. Si le tapis est en quelque sorte à lui-même une naissance du paysage, il n’est pas pour autant condamné, puisse-t-il aussi s’y fondre, le rencontrer et l’habiter.

L'homme porte le tapis, le tapis porte la terre et la terre porte l'homme...


 

André Guiboux ©