Aladin is dead.

23 Photographic and installation view, Fondation Moulay Slimane, Oujda.

Schlepping a carpet from Oujda to Figuig ; living, sleeping, experiment, on and with. Fiction mourning. Aladin died. The assumption is required and the experience begins. The carpet was originally reproductions of gardens and he comes here to register in a search, that of its landscape, its pattern, its garden, in a divine and mortuary manifestation.

 

 

Aladin est mort.

 

23 Photographies et vue d'Exposition, Fondation Moulay Slimane, Oujda.

Août 2014.


Ce titre univoque est un prétexte, un postulat ; il n’est là que pour faire résonner par la mort un sentiment d’impossibilité, dont le seul dépassement possible, la seule libération, en serait le voyage de ce tapis.


Michel Foucault affirme que le tapis était à l’origine des reproductions de jardin. Le jardin c’est l’espace dans lequel on aménage la nature, c’est à la fois une parcelle et une totalité symbolique.
 

Ainsi je prétexterais que le tapis quitte son espace domestique à la recherche vaine de son origine, de son motif, de son paysage. J’aurais l’illusion que je trimballe un jardin et qu’il est en deuil.


Soit, mais en réalité il y a manifestation souriante. Si le tapis est en quelque sorte à lui-même une naissance du paysage, il n’est pas pour autant condamné, puisse-t-il aussi s’y fondre, le rencontrer et l’habiter.

L'homme porte le tapis, le tapis porte la terre et la terre porte l'homme...