J’aime l’idée que l’art cherche à aiguiser un écart minimum de vice et de vertu, aussi je crois en l’idéal de Willem Sandberg qui disait que « l’art devrait jouer un rôle naturel et significatif dans la société »...
Mon activité artistique prend souvent la forme de gestes, d’interventions dans des espaces publics dans des dimensions humoristiques et parasitaires, dans un principe d’addition, de greffe.
Ces installations sont ensuite abandonnées sur place, aux autres...

Je vois les gestes comme la succession de ce qui nous accroche au monde.
Je veux chercher le sacré dans un sourire.
Dans la simplicité qui rencontre au même moment le mur et l’infini et qui me mène à trouver un instant, une unité primitive entre les choses. De cette unité, la résistance a un accroissement du monde, sans pli, qui défigure le réel, l’absorbe, le digère et l’aseptise.
De soi, une volonté de mettre en contact, d’aller vers l’autre.
Accepter les contradictions, voir ce qui est possible et accroître le rêve. Faudra-t-il se salir pour trouver sa dignité.
«Chaque excès de la réalité, dans le rêve ou dans la veille, était un émerveillement auquel il fallait participer sans s’y dissoudre, sans retourner au chaos de l’animalité.» André Breton, L’art magique 1957
I love the idea that art seeks to sharpen a minimum gap of vice virtue, also I believe in the ideal of Willem Sandberg who said “art should play a natural and meaningful role in society”.
 
My artistic activity translates plastically varied.It often takes the form of gestures, interventions in public spaces in humorous and parasitic dimensions in a principle of additions and transplants. These facilities are then abandoned on the spot and left for others.
 
On a traditional plan, I track me as a sculptor in a sense where the questions of the “hanging”, the “base” and the “gravity” are recurring.
 
I would say that my multiples interests for the  eroticism, the aesthetics of the monuments and the memory, the construction of the landscape and the city, and the symbolic violence which shows the reality as such, unbearable or ideal.
A sight, an essentially poetic posture. A language mostly symbolic.
 
Accept the contradictions, feel what is possible, increase the dream and see that this word belongs to us, this is what I don’t want to forget.